samedi 9 janvier 2016

Kara Sylla - Invité de la 2ème édition du Reggae City Festival

Kara Sylla
Kara est certainement l’un des meilleurs ambassadeurs de sa culture en Suisse. Artiste complet – auteur, chanteur, musicien, danseur et chorégraphe d’origine Peul, il représente avec talent les traditions musicales de son pays dans des formules orchestrales variés.

Kara Sylla
D’origine peule, doté d’une voix claire et subtile, Kara Sylla Ka s’est imposé comme ambassadeur d’une musique sénégalaise différente. Un auteur et interprète singulier, qui préfère une approche folk au mbalax.Kara entend aussi bien dans la musique de son gourou Birame N'Diaye que dans celle du maestro malien Ali Farka Touré ou dans le chant de John Lee Hooker. Avec sa voix douce, Kara Sylla Ka trempe ses racines africaines dans un bain de reggae, de Blues peulh et afrobeat. Kara évoque d’autres sujets important: son combat contre certaines traditions comme l’excision et les mariages arrangés, ou l’importance de la terre natale.

Les Peuls étant un peuple de bergers, leur ethnie s’est disséminée du Soudan au Mali.  Ce retour aux sources du musicien sénégalais arrive à un tournant important de sa vie.

Après la publication de son excellent album « Yolélé » en 2010, Kara Sylla Ka assura à Genève la première partie de Tiken Jah Fakoly, qui une année plus tard lui ouvrit les portes de son studio à Bamako pour enregistrer son cinquième album «Mali Notdimi» accompagné de musiciens locaux de son ethnie, les Peuls

Suivirent des concerts au Paléo de Nyon, la première partie d’Habib Koité à St-Gall et de Salif Keita à Annemasse, un passage au Theaterspektakel Zurich, au club de jazz Moods et enfin, en 2013, un concert fulminant dans le cadre du programme principal du festival Afropfingsten.

En 2014, Kara est invité au Sauti za Busara de Zanzibar, un des plus grands festivals du continent africain et rendez-vous privilégié de la scène musicale internationale, et il réalise une tournée en Chine.

La Presse en parle:

« L’envol de Kara.


Figure bien connue de la scène romande, le Sénégalais Kara Sylla Ka, plus connu sous le nom de Kara, est un chanteur et danseur émérite. D’origine peule, doté d’une voix claire et subtile, Kara s’est imposé comme ambassadeur d’une musique sénégalaise différente. Un auteur et interprète singulier, qui préfère une approche folk au mbalax.

Elisabeth Stoudmann, Magasine le profil Musique, Vibrations Suisse


« Le Paléo Festival de Nyon.

en Suisse, le plus grand rendez-vous musical de l’été en Europe, a accueilli hier soir sur la scène du Détour, le musicien et chorégraphe sénégalais Kara Sylla Kâ, le groupe cubano-malien Afrocubisme au Chapiteau. Seuls 19 sur les 102 artistes invités cette année ont déjà fait le Paléo qui est à sa 36e édition. Plus de 100 concerts sont proposés dont 24 animés par des artistes suisses et notre compatriote Kara qui a représenté fièrement le Sénégal avec des morceaux bien entraînants issus de son nouvel albumYolele’ (15 titres savoureux).

El Hadji Gorgui Wade Ndoye, Walfadjri Sénégal

« Tribune de Genève.

Kara Sylla Ka a tout ce qu’il faut pour charmer… ses ballades font briller au passage d’autres voix et d’autre sons, toujours bienvenus »

BCH, TDG

« Vers l'Avenir Bruxelles.


Le Sénégalais Kara Sylla Ka a réussi l’exploit, lui, de faire danser les spectateurs dans les gradins de l’Eden »

Seb G. Vers l’Avenir, Charleroi, Bruxelles

 « Le Courrier Genève.

Autodidacte, Kara Sylla Ka se fait la mai sur Ismaël Lo, Bob Marley, Tracy Chapman, Ben Harper et Ali Farka Touré, grand bluesman malien d’origine peulh. Kara met de l’eau dans sa voix, il cumule une liste impressionnante de savoir-faire, mais se contente d’un nom de scène des plus brefs »

Roderic Mounir, Le Courrier

lundi 4 janvier 2016

2ème Edition Reggae City Festival

Reggae City Festival 2ème Édition.
Reggae City Festival consistera en l’installation d’un village du reggae sur 72h où se dérouleront des concerts, des projections de vidéos, des exposés-débats, des expositions-vente d’articles rasta, buvettes et restaurants. Ce sera au Palais de la Jeunesse et de la culture Jean Pierre Guingané de Ouagadougou du 25 - 26 et 27 Mars 2016.

Sam’s K Le Jah et son staff mettront les petits plats dans les grands pour la réussite de l’évènement.
Le reggae prône l’égalité entre l’homme et la femme, le reggae n’est ni une religion, ni une secte, ni raciste. C’est une philosophie rasta. C’est la musique qui peut porter les paroles de la rue, les paroles du peuple.
Restez scotchés sur http://reggaecityfestival.blogspot.com/ pour avoir toutes les informations utiles.
Big up!!!! Peace and Love!!!!! Jah Rastafari.

lundi 14 septembre 2015

Caravane reggae : Pour préserver la paix et la cohésion sociale


Inviter les uns et les autres à oublier les divergences d’hier afin de préserverla paix et la cohésion sociale avant, pendant et après les élections du 11 octobre 2015 à travers la musique. 

Voilà l’objectif de cette caravane reggae pour la paix et contre les violences électorales dont l’initiateur est l’artiste-musicien Sams’K le Jah. 

Celui-ci entend donc, par la voie de la musique, sensibiliser les populations notamment la franche jeune en âge de voter sur des éventuelles violences au cours de ces élections. La scène politique burkinabè depuis un certain temps enregistre des tensions et autres discordes dans les discours des politiques au risque de bouleverser l’équilibre social. 

C’est donc dans un esprit d’apaisement visant à désamorcer toutes tentatives de violences au cours des élections présidentielle et législatives d’octobre 2015 que cette caravane reggae prend tout son sens. 

A chaque étape, des artistes de reggae, des comédiens, des rapeurs et des slameurs s’érigeront en sensibilisateurs par des prestations playback et des échanges directs avec le public présent sur les conséquences d’éventuelles violences avant, pendant et après les élections, et démontreront l’importance du respect des choix politiques des uns et des autres. 

Il y a entre autres Sams’K lui-même, Petit Docteur, Johan Oscibi et bien d’autres. «Nous avons estimé qu’il etait urgent d’apporter notre concours en amont à travers une caravane de sensibilisation pour prévenir et aider à lutter contre les violations et les violences des droits humains en période électorale», a indiqué le promoteur du projet Sams’K le Jah.

A titre indicatif, voici les 12 localités devant recevoir la caravane: Saponé, Tanghin-Dassouri, Kokologho, Kongoussi, Sapouy, Kombissiri, Boussé, Laye, Mogtédo, Bingo, Poa et Ipelce.

Le lancement est prévu pour le 19 septembre 2015 à Saponé sous la présence effective du parrain, le Président du Conseil national de la Transition (CNT), Chériff Sy.

Malick S. SAWADOGO (Stagiaire)

jeudi 3 septembre 2015

La Côte d'Ivoire, terre de reggae

Reggae Côte d'Ivoire

Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly, Ismaël Isaac, Kajeem, Béta Simon, Serges Kassy, Jim Kamson, Ras Goody Brown, Fadal Dey, Kalujah, Spyrow, Naftaly, Coco Rasta… les dénominateurs communs de tous ces artistes ? Le reggae et la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire regorge de chanteurs et groupes de reggae extrêmement talentueux : certains qu’on ne présente plus tels que la méga-star Alpha Blondy, souvent qualifié de « Bob Marley africain », ou encore son célèbre dauphin Tiken Jah Fakoly, ou d’autres plus confidentiels, comme Ismaël Isaac ou Kajeem, mais non moins doués.


La liste est longue et loin, très loin d’être exhaustive, ce qui ferait de ce pays d’Afrique de l’Ouest, une terre mondiale de reggae, voire même « le deuxième pays du reggae au monde » après la Jamaïque d’après Tiken Jah. Tyrone Downie revient sur sa découverte du « pays des Éléphants » : « La première fois que je suis allé à Abidjan c’est lorsque je produisais l’album françafrique de Tiken Jah Fakoly. J’étais étonné que tous les maquis jouent du reggae, que tous les groupes jouent du reggae. Dans les taxis, tu entends du reggae, dans les maisons, tu entends du reggae. Je me suis dit, attends, je suis en Afrique ou en Jamaïque ? Même dans la langue dioula, il y a des sonorités reggae. Tiken m’a dit : « Tu sais, Tyrone, la Côte d’Ivoire, c’est le deuxième pays du reggae au monde ! ».

En effet, comme l’explique si bien l’ancien claviériste des Wailers, l’impact le plus palpable du reggae en Côte d’Ivoire est sans aucun doute sa diffusion à grande échelle dans la société ivoirienne. Les ondes radio et la télévision diffusent régulièrement des chansons et des clips de reggae et ce, d’autant plus depuis que ZION FM et ALPHA BLONDY FM ont vu le jour en début d’année 2015. Les nouvelles radios dédiées uniquement à la musique jamaïcaine rythment désormais le quotidien du peuple ivoirien. Et on ne peut que saluer la qualité des animateurs. Dernière recrue en date chez ZION FM, l’excellent Crucial, qui officiait jusqu’à récemment sur RADIO TREICHVILLE au côté de son acolyte Brother Laurent.

Comme le souligne Tyrone, on peut aussi entendre cette musique dans les taxis et dans les cafés et restaurants plus communément appelés maquis. Les boîtes de nuit ne sont pas en reste non plus. Le Jamaica et le Kingston, situés dans la commune de Marcory, connurent autrefois leurs heures de gloire. Aujourd’hui, ce sont au Central Park, au Pam’s et au Ménékré, basés dans le quartier des 2 Plateaux, ou encore au Champion (à Marcory) que les Abidjanais, toutes classes confondues, se ruent pour se déhancher sur les rythmes de Bob Marley, Jimmy Cliff ou Alpha Blondy.





Mais le top du top en matière de vie nocturne reggae est sans aucun doute le Parker Place (à Marcory), créé il y a douze ans déjà par Désiré Aloka qui fit ses premières armes dans un pub jamaïcain à Londres. Véritable temple du reggae de la ville d’Abidjan, l’établissement dédié à la Jamaican Music ne désemplit pas. L’ambiance y est selon les dires de nombreux aficionados: « superbe », « très bonne », et « très sympa ». Un lieu qui semble donc faire l’unanimité. À noter que le Parker Place ne serait pas ce qu’il est sans son groupe de musiciens résidents, les Wisemen, qui accompagne parfois les sommités locales et internationales que le club accueille régulièrement, parmi lesquelles Steel Pulse, Culture, Luciano, Bushman, Tiken Jah Fakoly, Kajeem, Daddy Nuttea et Taïro pour ne citer qu’elles. « Les Wisemen  préparent actuellement un album mixé par Clive Hunt » nous informe le boss Aloka.

Le clou de l’histoire ? L’Abi-Reggae Festival dont la première édition s’est déroulée au Palais de la culture de Treichville du 9 au 12 avril dernier. Des pointures planétaires du reggae y participèrent, dont Morgan Heritage, les I-Threes, Mutabaruka, Ky-Mani Marley, Third World et Alpha Blondy parmi tant d’autres. Et ce n’est pas tout.



L’Abi-Reggae Festival ne reçut pas seulement des artistes, mais aussi des universitaires et autres spécialistes du reggae et du mouvement rastafari. Les quatre journées furent en effet consacrées à la culture : la journaliste Hélène Lee, Julius Garvey (le propre fils de Marcus Garvey, excusez du peu !), l’historien Lazare Ki-Zerbo ou encore les universitaires Jahlani Niaah (Université de Kingston) et Jérémie Kroubo Dagnini (Université d’Orléans) partagèrent leurs savoirs avec un auditoire bondé. Les échanges furent très intéressants, vifs et parfois houleux, mais non moins productifs. Quant à la nuit, elle fut destinée à la joie, à la fête et à l’euphorie. Reggae, bière (très consommée en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest en général) et ganja coulèrent à flots. Une fois la nuit tombée, plusieurs milliers d’Abidjanais se ruèrent à Treichville pour « s’enjailler » comme on dit ordinairement en nouchi, le patois local. En bref, au menu de l’Abi-Reggae: music and culture.


Un festival qui n’a donc vraiment rien à envier aux plus grands festivals européens autant au niveau de l’organisation que du contenu. Nous venons d’ailleurs d’apprendre que la deuxième édition aura bien lieu en avril 2016. On ne peut que se réjouir de cette excellente nouvelle et faire un énorme BIG UP aux principaux inspirateurs de cet évènement : Moussa Dosso, Ministre d’État, José Touré, businessman ivoirien installé aux États-Unis, et Azoumana Ouattara, professeur à l’Université de Bouaké. Tous trois ont mis les bouchées doubles pour mettre sur pied leur projet et n’ont pas lésiné sur les moyens. L’édition d’avril 2016 risque d’être encore plus explosive aux dires des organisateurs !

On ne pourrait conclure cet état des lieux du reggae en Côte d’Ivoire sans évoquer deux sujets majeurs : la communauté rasta ivoirienne et les raisons expliquant ce succès du reggae en Côte d’Ivoire. La communauté rasta ivoirienne serait forte de 2500-3000 membres dans le pays avec à sa tête des personnalités charismatiques comme Ras Julian et Naftaly. D’après eux, même si le reggae se démocratise, « drogués », « fous » et « sales » sont des mots qu’on continue d’entendre ci et là pour qualifier les rastas et autres porteurs de dreadlocks. Il faut bien le reconnaitre, beaucoup vivent dans la précarité, ce qui n’en fait pas pour autant des drogués ou voleurs.





Au début des années 2000, inspirés par le discours rastafarien d’unité, les rastas ivoiriens ont décidé de se regrouper et de fonder un village rasta dans le quartier de Vridi à Abidjan (à la place de l’hôtel Palm Beach près de la mer). Un peu à l’instar du Pinnacle de Leonard Howell en Jamaïque dans les années 1940, le village rasta de Vridi était un endroit où artistes, peintres, sculpteurs, musiciens, chanteurs, producteurs et autres entrepreneurs cohabitaient et échangeaient autour de leurs cultures favorites : reggae et rastafari. En 2007, Alpha Blondy y enregistra même le vidéoclip de sa chanson Demain t’appartient. Mais en 2012, la police investit les lieux et détruisit le village. Beaucoup ont tout perdu. Certains se sont installés sur un nouveau site à Bassam (sur le littoral), d’autres sont retournés peupler les ghettos urbains… La vague « reggae » ne paraît ainsi pas profiter à tous les rastas et les préjugés semblent persister à leur égard…

Pourquoi un tel succès du reggae ivoirien ? Une partie de la réponse se trouve sans doute dans cet extrait d’interview de Tiken Jah : « Le reggae est une musique militante, engagée. Le reggae est la musique des sans voix. Le reggae est la musique qui rime avec la politique, on l’a vu d’ailleurs en Jamaïque lors du One Love Peace Concert. Je me considère donc comme la voix des sans voix et je suis le porte-parole de ces sans voix face aux politiciens. Nous, les chanteurs de reggae, on dit très haut ce que cette majorité marginalisée et exploitée pense tout bas. Nous venons crier très haut les douleurs qu’ils connaissent, les malheurs qu’ils vivent au quotidien. Ça c’est le rôle du reggae, c’était le rôle de Bob Marley et en ce qui me concerne, je suis le chemin tracé par Bob Marley. Le  reggae est la musique de ceux qui sont victimes des injustices (…) La Côte d’Ivoire a eu la chance d’avoir une langue qui est le malinké ou dioula, une langue parlée en Guinée, au Liberia, au Sénégal, en Gambie, au Mali, au Burkina Faso, en Mauritanie…du coup, le reggae chanté dans cette langue-là a couvert tout cet espace et automatiquement  notre message a touché tous ces pays ».

Pour plus d’informations, lire : « La Côte d’Ivoire : le pays du reggae africain » dans Jérémie Kroubo Dagnini, Vibrations jamaïcaines, Camion Blanc, 2011, 582-604

 Auteur(s) : JKD

mercredi 13 mai 2015

REGGAE CITY FESTIVAL 2015 : PARI RÉUSSI

Mareshal Zongo donne son soutien à Samsk LeJah
Le Reggae city festival a refermé ses portes avec la célébration de Bob Marley, ce lundi 11 mai 2015. Le palais de la culture Jean-Pierre Guingané où s’est tenu l’évènement a refusé du monde.

Débuté le Samedi 9 mai, le Reggae city festival, a drainé du monde, ce 11 mai dernier, jour dédié à Bob Marley. En marge des prestations des artistes invités, c’est un vibrant hommage qui a été rendu à Bob Marley à travers la reprise de ses chansons et la projection d’un film retraçant sa vie.

C’est un rêve qui s’est réalisé, a confié Karim Sama, Sams’K Lejah, promoteur de l’évènement. « Je suis heureux, très satisfait de cette première édition. J’ai rêvé et la jeunesse burkinabè m’a aidé à réaliser ce rêve. Les jeunes se sont amusés et il n’y a pas eu d’accident en dehors de quelques coupures de la SONABEL. C’est une raison de se battre encore pour avoir un pays normal ».
Mais son combat continue. Il ne compte pas baisser les bras face aux injustices. «Tant qu’on vit il ne faut pas s’arrêter. Peter Tosh disait : le seul endroit où se reposer, c’est dans la tombe», fait-il comprendre.

Cependant, pour l’édition, prochaine Sams’k voit grand. « Nous souhaitons avoir un public plus nombreux, dans un espace plus grand, avec une sonorisation encore plus grande, plus de sponsors pour soutenir la culture».

Pour une première édition, les festivaliers disent apprécier l’initiative de leur idole et ont souhaité que cela puisse se perpétuer. Un pari réussi pour les organisateurs. Rendez-vous est pris pour une prochaine édition en 2016.

Revelyn SOME

Burkina24

lundi 11 mai 2015

HÉLÈNE LEE AU REGGAE CITY FESTIVAL : « J’AI BEAUCOUP SOUFFERT DE LA MORT DE SANKARA »

Samsk Lejah et la marraine du Reggae City Festival, Hélène Lee 
La marraine du Reggae city festival, Hélène Lee est arrivée à Ouagadougou ce mercredi 6 mai 2015. La journaliste française, spécialiste de la musique jamaïcaine et ouest-africaine, auteur de plusieurs ouvrages sur la culture jamaïcaine et le développement du reggae et réalisatrice du film « le premier rata», aura pour tâche d’animer des conférences –débats prévus pendant le festival.

Après son dernier passage au Burkina sous l’ère Sankara, Hélène Lee dès son arrivée dit toute sa satisfaction d’être revenue et ce, après l’insurrection qui a réhabilité le nom de Thomas Sankara. « J’ai beaucoup souffert de la mort de Sankara », confie-t-elle.

« Je suis encore plus touchée de savoir que le mouvement rasta y a joué un rôle parce que ça été   tout mon espoir, je me suis battue pour la musique reggae… C’est le rôle que j’attends du reggae depuis toujours. C’est la musique par laquelle les gens peuvent disent ce qu’ils veulent », ajoute-elle.

Pour avoir travaillé 40 ans sur le mouvement rasta, Hélène Lee a la lourde tâche de partager ses nombreuses connaissances sur ce mouvement avec les festivaliers.

Pour le promoteur, Sams’k Lejah, c’est le but du festival, allier le côté festif au côté intellectuel car dit-il « beaucoup de gens font la musique reggae et ne connaissent pas son histoire ».

Il invite de ce fait les femmes à participer massivement pour « réveiller le côté héroïne qui dort en elles », car aborde –t-il dans le même sens que la marraine, « la première communauté rasta était des femmes. On a vu le rôle des femmes ici lors des marches ».

Contrairement aux clichés qu’on les uns et les autres des rasta, souvent traités de drogués Hélène Lee dit que « le mouvement rasta n’a rien à voir avec le fait de fumer de la marijuana ».

Pour elle, le reggae prône l’égalité entre l’homme et la femme, le reggae n’est ni une religion, ni une secte, ni raciste. C’est une philosophie rasta. C’est la musique qui peut porter les paroles de la rue, les paroles du peuple.

Son film « Le premier rasta » sera projeté au festival qui se tient du 9 au 11 mai.

Reveline SOME

Burkina24

Reggae City Festival : La mère du reggae africain Helène Lee est arrivée à Ouagadougou


Reggae City Festival ou le village pour célébrer la disparition du célèbre chanteur Jamaïcain Bob Marley aura lieu du 9 au 11 mai. 11 mai, date anniversaire de la mort de père du reggae, considérée désormais comme historique par la jeunesse du monde, Sam’s K Le Jah ne veut pas y rester en marge. L’évènement sera rehaussé par la présence d’Hélène Lee, la marraine. Une dame qui a propulsé des artistes comme Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoli, Salif Keita, etc. Elle a foulé le sol burkinabè ce mercredi 6 mai où l’attendaient l’initiateur du festival et l’ensemble de la famille des rastas.

Reggae City Festival sera une réalité dès demain 9 mai. Sam’s K Le Jah et son staff mettent les petits plats dans les grands pour la réussite de l’évènement. Mercredi, ils étaient à l’aéroport international de Ouagadougou pour accueillir la marraine, Hélène Lee. Un moment de joie que le reggaeman dit manquer de mot pour l’exprimer. « Les mots me manquent pour lui dire combien je suis content qu’elle soit venue. Pour nous, ce sont des rêves de gamin qui se réalisent ainsi. Ceux de pouvoir profiter de son expérience. Hélène Lee est une icône de la musique reggae. Elle est un modèle exemplaire qui nous a toujours inspirés. Je pense que nous allons beaucoup apprendre d’elle durant ce festival », a déclaré Sam’s K Le Jah tout heureux.

Des années sont passées et Hill ne s’était pas rendue au Burkina. C’est donc une joie pour elle d’être au Faso avec l’espoir de retrouver de vielles connaissances. En attendant de revenir plus clairement sur l’essence de ce genre musical, la marraine a laissé entendre que le reggae est un moyen extraordinaire de communication, une autre façon de mieux-être. « Le reggae c’est toute une culture, c’est tout un concept qui permet de véhiculer les messages de conscientisation, de paix et surtout d’amour », dit-elle en substance.

Notons que l’objectif de ce festival, selon l’organisateur, « est de contribuer à faire du Burkina Faso une vitrine de la culture dans la sous-région, de rassembler tous les fanatiques de la musique et plus particulièrement du Reggae et d’utiliser la musique comme vecteur de cohésion sociale, de paix, de travail et de promotion de la culture ». Hélène Lee est une journaliste française spécialiste de la musique jamaïcaine et Ouest-africaine. On apprend qu’elle s’est toujours battue pour la promotion de la musique reggae. « Le reggae représente beaucoup pour moi », a-t-elle confié. D’autres invités de marque tels Doumbia Fakoly, Kajeem ou Ismaël Isaac sont aussi attendus.

Reggae city consiste en l’installation d’un village du reggae sur 72h où se déroulent des concerts, des projections de vidéos, des exposés-débats, des expositions-vente d’articles rasta, buvettes et restaurants. Ce sera au Palais de la Jeunesse et de la culture Jean Pierre Guingané.

Bassératou KINDO
Lefaso.net